Clou de fondation de Gudéa (Mésopotamie)

 

Note dans la publication scientifique d’une tablette cunéiforme en juin 2015 par :

Anne-Isabelle LANGLOIS UMR 7192

Anne-Isabelle LANGLOIS

     

NABU – 2 juin 2015   Article 32. Note p. 50

Šulgi n’est pas décrit comme « fils du gouverneur » (dumu ensi₂), au contraire de la « fille du gouverneur » anonyme de la ligne 5. L’ensemble de ces éléments incite à penser que ce texte a pu être rédigé lorsqu’A(ya)kala fut gouverneur d’Umma (AS 8 à ŠS 7), et plus probablement pendant le règne de Šu-Sin, lorsque Šarakam est documenté. *) Je remercie M. Jean-Guy Kauffmann qui m’a confié la publication de cette tablette de sa collection. Cette dernière a depuis été cédée à l’Association Bible & Civilisations (Jérusalem) et comprend, par ailleurs, un autre document cunéiforme – un clou de fondation de Gudéa, comportant l’inscription la plus fréquente (cf. D. O. Edzard, Gudea and his dynasty, RIME 3/1, 1997, inscription n°37 p. 135-136). Ma gratitude va également à M. Guichard et M. Such Gutiérrez qui ont attentivement relu mon édition de la tablette et partagé leurs connaissances. 1) Cf. J. Dahl, The Ruling Family of Ur III Umma, PIHANS 108, 2007, p. 69-73, ci-après abrégé en The Ruling Family… 2) Cf. M. Stepien, Animal Husbandry in the Ancient Near East, A prosopographic Study of ThirdMillennium Umma, 1996, p. 158 et 207, ci-après abrégé en Animal Husbandry…, et J. Dahl, The Ruling Family…, 2007, p. 45, 78-80. 3) Cf. M. Stepien, Animal Husbandry…, 1996, p. 137 et 207, et plus récemment J. Dahl, The Ruling Family…, 2007, p. 45. 4) Cf. J. Dahl, The Ruling Family…, 2007, p. 66 et n. 256. Cependant ce nom est assez fréquent et correspond aussi à l’un des fils d’Ur-nigar l’engraisseur (cf. J. Dahl, ibid., p. 123 et n. 427), ou, rien que dans le corpus des textes provenant d’Umma, à un soldat aga₃-us₂ (BPOA 7 2170 – Š 34), un cultivateur (AAS 083 : r. iv 30, BCT 2 11 : o.i 12′ – AS 8 –, cf. M. Stepien, Animal Husbandry…, 1996, p. 172), un fils de Šeškalame (AnOr 7 374 : o.iv’ 20′), un fils d’Ur-mes (BCT 2 288 : o.iii 28 – AS 6) ou un fils de Ur-abba (TCL 5 6038 : r.ii 20 – AS 7). Par conséquent, il est difficile d’établir une identification ferme d’Ur-Dumuzida avec l’un des nombreux individus portant ce nom documentés par les textes provenants d’Umma. 5) Cf. M. Stepien, ibid., 1996, p. 51-52. 6) Cf. W. Sallaberger, Der kultische Kalender der Ur III-Zeit, UAVA 7, 1993, notamment chap. VI. Das kultische Jahr in Umma, à partir de p. 227, et J. Dahl, The Ruling Family…, 2007, p. 41-43 et n. 171. Même si A(ya)kala fut gouverneur d’Umma de AS 8 à ŠS 7, Šarakam, lui, est attesté de ŠS 2 à 7. 7) Pour son sceau, voir par exemple BPOA 1 1019 – ŠS 3 ; pour cet individu, cf. J. Dahl, The Ruling Family…, 2007, p. 95 et n. 333. 8) Cf. M. Stepien, Animal Husbandry…, 1996, p. 103-104 et 206. 9) Cf. M. Stepien, Animal Husbandry…, 1996, p. 175, et plus récemment J. Dahl, The Ruling Family…, 2007, p. 81 n. 293 ; pour son sceau, voir AAS 24 – ŠS 5. Mais il y a aussi un scribe nommé Ur-Emah qui est fils de Lugal-kugani selon MCS 6 4 : r.iv 9 et 10 : r.iii 20 (ŠS 5) et BPOA 6 717 : r. 17 (AS 8). 10) Attesté par BPOA 6 1184 : ii 19. 11) Attesté par BPOA 2 2552 : 12. 12) Son sceau est déroulé sur MVN 14 133 – Š 33 —, MVN 14 140 — Š 36 — et AAICAB 1/1 – Š 37 —, cf. M. Stepien, Animal Husbandry…, 1996, p. 140. 13) Attesté par WMAH 3 (= MVN 2 3) : ii 6, 13 (AS 1) ; TUT 154 (= OrAnt 13 206) : iii 24 (AS 2/iii) ; BPOA 6 488 : 4′ ([-]/iv) et CT 07 20 BM 13132 (= OrAnt 15 143) : r. 7. 14) Lu-gena est attesté par BPOA 2 1878 : r. i 22 (Š 44/v-vi), mention de son sceau ; BAOM 2 29 50 : o. 2 (AS 3/i) ; TUT 117 (= OrAnt 13 203) : i 7 (AS 5) ; TCTI 2 3274 : 4 (AS 7) ; TCTI 2 2576 : 2 (AS 8/xi) ; MCS 1 46 (= MVN 11 135) : r. 8 (ŠS 3/v), mention de son sceau ; MVN 5 273 : r. i 15 ; TUT 127 (= OrAnt 13 204) : ii 13 ; ITT 5 9765. Cependant, on notera aussi l’anthroponyme Lu₂-inim-ge-na, corrigé en Lugal!-inim-ge-na — sans commentaire de la part des éditeurs —, également ka-guru₇, mentionné dans un texte d’Umma, Nisaba 23 12 : r. 1. Le texte le rattache à la ville d’Apišal. L’hypothèse d’une identification Lu-inim-gena – Lu-gena est d’autant plus plaisante qu’un autre texte d’Umma, Nisaba 23 29 : r. 8 (ŠS 9), documente un certain Lu-gena d’Apišal. Anne-Isabelle LANGLOIS <anne-isabelle.langlois@mlanglois.com> Projet ANR/DFG “TEXTELSEM”, IPOA, Collège de France

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