Ampoule à eulogie

 

Ampoule à eulogie (achetée chez « FARES ANTIQUITIES » à Jérusalem)

Recherche archéologue pour publication.

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(Avis du Professeur Jean-Pierre Sodini)

Le texte autour de l’image de l’Annonciation ne pose aucun problème. Il fait partie de la salutation de l’archange à la vierge. En voici la transcription et la principale référence (ou du moins la plus récente).

« L’ampoule présente sur la face principale une image de  l’Annonciation avec la Vierge à gauche qui semble filer et à droite l’ange Gabriel. La légende autour de l’objet : χαῖρε χαριτομένη, ὁ Κύριος μετὰ σοῦ ». Cf. A. E. Felle, Biblia epigraphica. La sacra scrittura nella documentazione epigraphica dell’Orbis Christianus Antiquus (III-VIII secolo), Bari 2006, p. 194, n° 409 (avec bibliographie complète). L’image de l’Annonciation et la légende se retrouvent sur un bracelet syrien de provenance inconnue (avec toutes les références dans cet ouvrage soit 2006).
Le problème qui se pose reste l’authenticité de l’oeuvre. Il faudrait d’une part approfondir les recherches de parallèles ou de modèles possibles pour les motifs d’endroit et de revers et d’autre part faire des recherches sous microscope pour déterminer la nature de l’encre et analyser les moyens de transfert des deux images sur l’objet.
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(Recherche sur internet)

ROMA. Universita Gregoriana

F – GROSSI GONDI S.I   (1920)

Citation : Le Blant E. (Manuel etc), Manuel d’épigraphie chrétienne d’après les ……

uso DELLE SIGLE 59
…..
A questo genere può richiamarsi l’uso di servirsi di ciascuna
lettera di una parola come iniziale di altrettante parole. Tale è
il celebre nome
I X Θ Y C
che in greco significa pesce (*), ed è simbolo di Gesù Cristo,
Usage des abréviations (59)
….. 
Dans ce genre, on peut évoquer l’utilisation de chaque
lettre d’un mot comme initiale de plusieurs mots. Ainsi
le nom célèbre
I X Θ Y C
qui en grec signifie poisson, un symbole de Jésus-Christ

 

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XXXI – Raisons de la victoire du Christianisme (p. 573)
Le culte d’Isis eut ses entrées régulières en Grèce dès le ive siècle avant Jésus-Christ. Tout le monde grec et romain en fut à la lettre envahi. Ce culte, tel que nous le voyons représenté dans les peintures de Pompéi et d’Herculanum, avec ses prêtres tonsurés et imberbes, vêtus d’une sorte d’aube, ressemblait fort à nos offices ; chaque matin, le sistre, comme la cloche de nos paroisses, appelait les dévots à une sorte de messe accompagnée de prône, de prières pour l’empereur et l’empire, d’aspersions d’eau du Nil, d’Ite missa est. Le soir, avait lieu le salut ; on souhaitait le bonsoir à la déesse ; on lui baisait les pieds. Il y avait des pompes bizarres, des processions burlesques dans les rues, où les confrères portaient leurs dieux sur leurs épaules. D’autres fois, ils mendiaient en un accoutrement exotique, qui faisait rire les vrais Romains. Cela ressemblait assez aux confréries de pénitents des pays méridionaux. Les isiastes avaient la tête rasée ; ils étaient vêtus d’une tunique de lin, où ils voulaient être ensevelis. Il s’y joignait des miracles en petit comité, des sermons, des prises d’habits, des prières ardentes, des baptêmes, des confessions, des pénitences sanglantes. Après l’initiation, on éprouvait une vive dévotion, comme celle du moyen âge envers la Vierge ; on ressentait une volupté rien qu’à voir l’image de la déesse. Les purifications, les expiations tenaient l’âme en éveil. Il s’établissait surtout entre les comparses de ces pieuses comédies un sentiment tendre de confraternité ; ils devenaient père, fils, frère, sœur, les uns des autres. Ces petites franc-maçonneries, avec des mots de passe comme l’ΙΧΘϒC des chrétiens, créaient des liens secrets et profonds
Osiris, Sérapis, Anubis partagèrent la faveur d’Isis. Sérapis, en particulier, identifié avec Jupiter, devint un des noms divins qu’affectionnèrent le plus ceux qui aspiraient à un certain monothéisme et surtout à des relations intimes avec le ciel. Le dieu égyptien a la présence réelle ; on le voit sans cesse ; il se communique par des songes, par des apparitions continues ; la religion entendue de la sorte est un perpétuel baiser sacré entre le fidèle et sa divinité. C’étaient surtout les femmes qui se portaient vers ces cultes étrangers. Le culte national les laissait froides. Les courtisanes, notamment, étaient presque toutes dévotes à Isis et à Sérapis ; les temples d’Isis passaient pour des lieux de rendez-vous amoureux. Les idoles de ces sortes de chapelles étaient parées comme des madones. Les femmes avaient une part au ministère ; elles portaient des titres sacrés. Tout inspirait la dévotion et contribuait à l’excitation des sens : pleurs, chants passionnés, danses au son de la flûte, représentations commémoratives de la mort et de la résurrection d’un dieu. La discipline morale, sans être sérieuse, en avait les apparences. Il y avait des jeûnes, des austérités, des jours de continence. Ovide et Tibulle se plaignent du tort que ces féries font à leurs plaisirs, d’un ton qui montre bien que la déesse ne demandait à ces belles dévotes que des mortifications bien limitées.

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